L'HISTOIRE D'ITACARÉ

A l'origine, Itacaré etait un village d'indiens vivant de la chasse, de la pêche et de cultures de subsistance. La colonisation portugaise débuta vers 1530, avec l'implantation de comptoirs dont la direction, assurée par de grandes familles, était transmise par voie héréditaire.

Les Jésuites, chargés de délimiter les terres, se joignirent aux Portugais. C'est le jésuite Luis da Grã qui érigea la chapelle d'Itacaré, sous le patronnage de Saint Michel, et baptisa le village de São Miguel da Barra do Rio de Contas. Le village obtiendra le statut de commune en 1732, par ordre de la Comtesse de Resende, Dona Maria Athaíde e Castro, alors propriétaire du comptoir d'Ilhéus.

Les principaux monuments historiques d'Itacaré sont l'Église, datant de 1723, et la Maison des Jésuites. Les anciens racontent que, durant la colonisation, les indiens de la région (gueréns et tupiniquins) attaquaient fréquemment le village. Les prêtres décidèrent alors de construire un tunnel reliant l'Église à la Maison des Jésuites, d'où ils pouvaient fuir pour se cacher dans les bois.

Le premier maire (Intendant, titre porté à l'époque) fut Joaquim Vieira dos Santos, qui dirigea Itacaré de 1890 à 1893.

L'économie d'Itacaré, comme celle de toute cette région de Bahia, était basée sur la production de cacao. Son port était un des principaux points d'écoulement de la production agricole de l'état et, pendant longtemps, les "Barons du Cacao" ont dicté leurs règles et exploité des richesses de cette terre fertile.

Mais la manne du cacao allait bientôt s'appauvrir considérablement. A partir des années 70, la Vassoura de Bruxa ("balai de sorcière", maladie qui attaque les plantations de cacao) ruina les efforts des exploitants, menaçant la survie de la population. Tout en tentant d'éradiquer ou, pour le moins, de combattre ce fléau, le habitants d'Itacaré, courageux et resistants, se tournèrent alors vers une nouvelle source de revenus et de développement économique : le tourisme.


POURQUOI “ ITACARÉ ” ?

La signification de ce nom est encore aujourd'hui trés discutée. Selon certains, il se traduit par "Pierre Ronde". Pour d'autres c'est "Pierre Jolie". Enfin, une étude récente de la Bibliothèque Centrale de l'Université Fédérale de Bahia assure qu'il est formé des mots itacá (fleuve bruyant) et (différent) et que Itacaré signifierait "fleuve au bruit différent".